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5 mariages, 4 divorces, une île hawaïenne : la vie privée tumultueuse de Larry Ellison, le père d’Oracle

Oct 25, 2026  Twila Rosenbaum 10 views

Le 10 septembre 2025, Larry Ellison a brièvement détrôné Elon Musk au classement des plus grandes fortunes mondiales. Avec un patrimoine estimé à 393 milliards de dollars, contre 385 milliards pour le patron de Tesla et de X, le fondateur d’Oracle est devenu, pendant quelques heures, l’homme le plus riche du monde. À 81 ans, il n’est pourtant pas un nouveau venu dans la tech. Figure de la Silicon Valley, il fascine autant par la puissance de son empire logiciel que par une existence extravagante, marquée par cinq mariages, quatre divorces, une île hawaïenne et une collection de propriétés exceptionnelles.

Les faits clés

  • Larry Ellison est le fondateur d’Oracle, cofondé en 1977.
  • Il a brièvement été l’homme le plus riche du monde en septembre 2025, avec une fortune estimée à 393 milliards de dollars.
  • Il a été marié cinq fois et a divorcé quatre fois.
  • Il possède l’île hawaïenne de Lanai, achetée en 2012 pour environ 300 millions de dollars.
  • Il est connu pour son goût de la démesure : yachts, propriétés de luxe, domaines inspirés de l’architecture japonaise.
  • Il revendique son intérêt pour le transhumanisme et la quête de jeunesse éternelle.

Un self-made-man au caractère volcanique

Né en 1944 à New York, Lawrence J. Ellison a grandi dans un environnement modeste. Abandonné par sa mère, une jeune femme de confession juive tombée enceinte hors mariage, il est élevé par sa tante dans un quartier populaire de Chicago. Après le lycée, il entame des études de sciences et d’informatique, mais décide à 22 ans de quitter l’université. Il part en Californie, attiré par Venice Beach, les palmiers et une certaine idée de liberté. Il enchaîne les petits emplois avant de découvrir l’informatique naissante au début des années 1970. Les bases de données deviennent sa passion. En 1977, à 33 ans, il cofonde Oracle avec deux associés. L’objectif initial : concevoir un logiciel capable de stocker et d’analyser de grandes masses d’informations pour les entreprises et les institutions. Quarante ans plus tard, Oracle est devenu un empire mondial.

Son caractère est aussi célèbre que son parcours. Visionnaire, arrogant, flamboyant, volontiers provocateur, Ellison cultive une image de bad boy de la tech. Un biographe a résumé son ego d’une formule restée célèbre : la différence entre Dieu et Larry Ellison, c’est que Dieu ne pense pas qu’il est Larry Ellison. L’anecdote dit beaucoup de son personnage. Elle dit aussi combien l’homme d’affaires aime le drama, la démesure et les coups d’éclat.

Un portrait publié en 2013 le surnommait le playboy le plus célèbre de la Silicon Valley. Le qualificatif colle à son allure de géant de 1,91 mètre, à sa gouaille et à ses excentricités. Collectionneur compulsif, il a possédé une quarantaine de propriétés de luxe. Il s’est offert l’île hawaïenne de Lanai pour 300 millions de dollars en 2012. Il possède aussi un yacht, le Rising Sun, estimé à 194 millions de dollars. En Californie, il a fait construire un domaine inspiré de l’architecture japonaise féodale du XVIe siècle. Ces signes extérieurs de richesse ne sont pas de simples accessoires : ils racontent une philosophie de vie fondée sur l’excès, la conquête et le refus des limites.

Cinq mariages et quatre divorces

La vie amoureuse de Larry Ellison est presque aussi mouvementée que sa carrière. Elle compte cinq unions et quatre divorces. Sa première épouse, Adda Quinn, qu’il rencontre en 1967, partage sa vie pendant sept ans. Vient ensuite Nancy Wheeler Jenkins, avec qui la relation dure environ un an. Au début des années 1980, il épouse l’actrice Barbara Boothe. Elle est la mère de ses deux enfants, David et Megan, tous deux devenus producteurs de cinéma. David Ellison est notamment le fondateur de Skydance Media, société impliquée dans plusieurs franchises hollywoodiennes, dont Mission: Impossible, World War Z et Top Gun : Maverick. Megan Ellison a également bâti une carrière de productrice. Le couple se sépare après trois ans d’union.

Larry Ellison se marie ensuite avec l’auteure de romans sentimentaux Melanie Craft en 2003. Steve Jobs, fondateur d’Apple et figure tutélaire de la tech, s’improvise photographe lors de la cérémonie. Le mariage prend fin sept ans plus tard, en 2010. Après ce divorce, Ellison entretient une relation avec Nikita Khan, alors âgée de 34 ans, soit cinquante-sept ans de moins que lui. Des photos les montrent ensemble lors d’événements cinématographiques en 2012. Selon plusieurs médias, il serait aujourd’hui marié à Jolin Zhu, une femme originaire de Chine. Cette cinquième union expliquerait le décompte de cinq mariages et quatre divorces.

Sa conception des relations amoureuses semble aussi tranchante que sa manière de diriger une entreprise. Une relation, c’est comme un requin : soit ça avance, soit ça meurt. La formule, attribuée à son biographe pour décrire sa vie sentimentale, résume une vision darwinienne de l’existence, où rien ne doit rester immobile. Ellison a toujours avancé, que ce soit dans les affaires, les passions ou les ruptures.

Lanai, l’île qui prolonge le mythe

L’île de Lanai occupe une place particulière dans l’imaginaire de Larry Ellison. Située dans l’archipel hawaïen, elle est la sixième plus grande île de l’État. Longtemps associée à la culture de l’ananas, elle est devenue un symbole de la démesure du milliardaire. En 2012, il en a acquis la quasi-totalité pour environ 300 millions de dollars. Le geste a fait sensation : un patron de la tech, déjà immensément riche, s’offrait un territoire de plusieurs centaines de kilomètres carrés au cœur du Pacifique.

Lanai n’est pas seulement un trophée. C’est un lieu de vie, un refuge et un laboratoire pour celui qui a toujours voulu repousser les frontières. Ellison y a développé des projets liés au tourisme, à l’agriculture et à la préservation de l’environnement. Il y vit désormais, loin de la frénésie de la Silicon Valley. L’île incarne son goût de l’isolement fastueux, sa volonté de contrôler son environnement et son désir d’échapper aux contraintes du monde ordinaire. Elle est aussi le théâtre de sa quête personnelle : celle d’une jeunesse prolongée, d’une vie sans fin et d’une liberté absolue.

Le transhumanisme, rêve d’immortalité

Larry Ellison ne cache pas son intérêt pour le transhumanisme, ce mouvement qui prétend utiliser les progrès technologiques pour modifier la condition humaine. Il a longtemps fantasmé sur la jeunesse éternelle. À 81 ans, il paraît vingt ans de moins, et il cultivait déjà l’idée que la mort est une anomalie. La mort est quelque chose que j’ai toujours considéré comme inutile, voire incompréhensible, a-t-il confié un jour. Cette phrase éclaire son rapport au temps. Pour lui, la technologie ne sert pas seulement à produire des logiciels ou à gagner de l’argent : elle doit repousser les limites biologiques.

Son engagement dans cette mouvance est cohérent avec son parcours. Ellison a bâti sa fortune sur des systèmes qui stockent, classent et analysent l’information. Il a toujours cru que l’intelligence et la maîtrise technique pouvaient triompher du chaos. Le transhumanisme prolonge cette logique : il s’agit de traiter la vieillesse et la mort comme des problèmes d’ingénierie. Le milliardaire finance des recherches, soutient des projets et entretient une fascination pour les technologies qui pourraient un jour modifier le corps humain. Sa fortune lui permet de transformer cette fascination en programme.

Aujourd’hui, Larry Ellison vit à Lanai, entouré de ses propriétés, de ses souvenirs et de ses ambitions. Il reste l’un des hommes les plus riches du monde, le fondateur d’Oracle et une figure centrale de la tech américaine. Mais son héritage ne se limite pas aux logiciels. Il laisse aussi l’image d’un homme qui a transformé sa vie en succession de mariages, de divorces, de propriétés, de yachts et de défis personnels. À 81 ans, il continue de cultiver son mythe, entre une île hawaïenne, une fortune colossale et le rêve toujours intact de ne jamais vieillir.


Source:Madame Figaro News


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